1 an sans planifier son temps

Un an sans planifier son temps

Il y a un an jour pour jour, j’ai jeté mon agenda à la poubelle. Avez-vous remarqué que ce qui marche bien pour les autres ne fonctionne pas forcément pour vous ? Moi oui. Je me suis rendu compte que de planification n’avait pas, sur moi, les effets bénéfiques supposés avoir sur le reste du monde. Est-il vraiment bon pour tout le monde de planifier son temps ? Pas si sûr…

::::::::::

Chaque année, c’est pareil. En janvier, tout le monde parle de planifier son temps, son année. Et bien, moi, j’aimerais vous parler de la non-planification (#JeFaisPasCommeToutLeMonde). J’ai arrêté de planifier, car j’ai réalisé que ça ne me convenait pas du tout. À la place, j’ai passé un an à fonctionner à l’intuition. Un an à décider le jour même de ce que j’allais faire, en me laissant guider par le moment. Pas si simple de lâcher-prise, mais tellement bénéfique ! J’ai pris conscience, notamment, que nous blâmons souvent notre désorganisation à tort, à la place de problèmes plus profonds que nous n’avons pas cernés. Bilan d’une année organisée au présent, sans planifier son temps.

::::::::::

 

Arrêter de planifier son temps : quelle drôle d’idée !

11 janvier 2017, il y un an jour pour jour au moment ou j’écris ces mots.
J’ai eu une grosse baisse de régime, de moral, je m’étais mis énormément de pression. J’avais commencé l’année avec une bonne résolution : planifier plus et mieux, pour être plus sereine et motivée. Sauf que… ça a plutôt eu l’effet inverse.

Non, je ne me fixais pas trop de tâches sur une journée.
Oui, j’avais bien divisé mes objectifs en petites actions.
Oui, les délais fixés étaient confortables.
Non, les tâches à accomplir n’étaient pas des corvées.

Malgré tout, mon agenda me terrorisait. Rien qu’en le regardant, je sentais l’angoisse monter. Je me sentais tétanisée, littéralement.

Alors j’ai pris une décision : « cette année, je me libère de la pression ». Ma première action fut de jeter mon agenda.

 

Trouvez la méthode qui vous correspond vraiment

Depuis toujours, planifier les choses me met de la pression. Je pense que c’est dans mon tempérament : j’ai déjà du mal à avoir de la souplesse avec moi même. Alors, lorsque je planifie, je m’engage à fond à suivre ce plan, si bien que mon planning devient mon bourreau.

« Mais c’est une qualité de tenir ses engagements », me direz-vous. Oui… mais avec modération.

Cet engagement est tellement puissant qu’il me paralyse. Bien souvent, je dépense toute mon énergie avant que la journée ne démarre, rien qu’en pensant à ce que je dois faire.

J’ai donc décidé de mettre fin à cette lutte intérieure, d’arrêter de me compliquer la vie en m’obstinant à utiliser une méthode qui ne me correspondait pas.

Plutôt que de tout planifier, j’ai décidé d’expérimenter le lâcher-prise total. Pendant un an, j’ai tout créé au présent.

 

Une année de lâcher-prise

J’ai tout simplement arrêté de planifier quoi que ce soit ! Je vois d’ici la tête que vous faites. Planifier son temps nous semble indispensable, à cette époque où nous sommes hyperoccupés. Mais si si ! Je l’ai fait ! Au passage, j’ai aussi renoncé aux to-do-list. Et ma vie ne s’est pas écroulée pour autant, au contraire. J’avais besoin de passer par cet extrême. J’ai fonctionné à l’intuition, chaque jour. Il m’arrivait de noter des rendez-vous ou des dates de livraison, mais c’est tout. Je dois dire que j’ai beaucoup aimé le résultat sur ma créativité et mon quotidien. Moins de stress, plus de souplesse, de surprise, d’improvisation. J’ai énormément gagné en confiance en moi cette année, car j’ai avancé sans « béquilles », sans outils supposés indispensables. Mon intuition me guidait, j’ai appris à l’écouter. Je savais précisément quoi faire et quand le faire.

 

Comprendre que l’organisation n’est pas la réponse à tout

J’ai surtout pris conscience que l’on met beaucoup de dysfonctionnements de notre quotidien sur le compte du manque d’organisation. Je crois aujourd’hui que c’est la réponse « facile », et que l’origine de ses dysfonctionnements provient très souvent de problèmes bien plus profonds.

Par exemple, je sais maintenant que si je ne parviens pas à effectuer une livraison dans les temps, c’est parce que je suis perfectionniste (et je me soigne), pas désorganisée.

 

Faut-il renoncer à planifier ?

Je ne dis pas que planifier son temps, c’est mal. Je dis juste qu’en l’occurrence, ça ne m’aide pas.

Je crois que la planification est un très bon moteur pour les personnes qui ont du mal à se motiver.
En revanche, quand on se sent déjà ultra impliquée et que l’on a des tendances perfectionnistes, se mettre à planifier risque d’accentuer le problème. C’est ce qui s’est passé pour moi. Je pense qu’il vaut mieux travailler sur le lâcher-prise et l’intuition, comme je l’ai fait.

Cependant, je n’ai pas totalement abandonné l’idée de planifier. Maintenant que je sais lâcher-prise et que j’ai travaillé sur mon perfectionnisme, j’aimerais trouver une méthode de planification qui me correspond vraiment, qui m’aiderait à être plus efficace, tout en laissant place à autant de souplesse et de créativité. Affaire à suivre…

 

Et vous ? Est-ce que vous vous organisez au présent ? Où est-ce que vous planifiez tout ? Racontez-moi ça dans les commentaires.

Créativement,

 

Aurore

  •  
    36
    Partages
  •  
  • 20
  • 11
  • 5
  •  
  •  
Étiquette

4 commentaires sur “Un an sans planifier son temps

  1. Point de vue extrêmement intéressant ! D’autant plus que je ne me tiens pas à mes planifications !!!! Il y a tellement d’imprévus au quotidien. Comme toi, je note RDV indispensables (sinon je les oublie!) j’ai même arrêter mon site commerce pour ne vendre que sur Etsy qui gère les choses très bien et payer une commission pour gagner du temps à partager avec ses proches, ce n’est qu’une broutille. Je suis aussi à peine sur FB où tu dois raconter ta vie qui n’intéresse que les voyeurs et pas les clients, et je vais me concentrer sur Pinterest , plus sain. 2018 l’année des grands changements ! je fais des articles blogs quand j’en ai envie et quand j’ai vraiment une nouveauté à communiquer, idem pour Youtube.
    Merci de m’avoir acceptée sur Linkedin.
    très belle journée et très belle année
    Mirevan de NIce

    1. Merci pour ton retour 🙂 Oui, parfois il vaut mieux déléguer certaines tâches, même si on « perd » un peu d’argent pour, on gagne du temps de qualité avec nos proches, pas anodin en effet !
      Merci à toi pour ta demande de connexion.

      Belle journée et belle année à toi aussi !

  2. C’est vrai que mon planning m’enferme parfois dans une prison dorée. Et lâchez prise, c’est, au final, tellement important.

    Merci pour ton article, qui vient à point donné. 🙂

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *