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Auteur : Aurore Marguin (Page 1 of 40)

Comment se reconvertir en 3 étapes clés

Aujourd’hui j’ai le plaisir de recevoir Laura Nicolas, autrice du blog Ma Petite Forêt. Je vous invite donc à écouter ce podcast où nous abordons le thème de la reconversion professionnelle.

Laura vous a également concocté un plan détaillé de ces 3 étapes pour se reconvertir, et plus spécifiquement lorsqu’il est question de projet en lien avec l’éducation en nature. Merci à elle!

Comment se reconvertir ? Le plan d’action proposé par Laura

Cette période bizarre peut-être LE moment de prendre le temps de repenser votre place dans le contexte professionnel : remise en question de son travail, du sens donné à sa vie, des priorités de chacun, risque de licenciement (au vu du contexte socio-économique actuel) qui peut se transformer en opportunités de préparation d’un projet de vie, plus de temps forcé à rester chez soi (donc plus de temps pour faire des recherches en ligne, de discuter avec d’autres professionnels, de créer un réseau en ligne, il y a une émulsion actuelle et une entraide numérique, d’échanges de ressources et de partage d’expériences impressionnantes, etc.).

Je me présente, je suis Laura Nicolas et j’accompagne des personnes dans le montage de leur projet dans le domaine de l’éducation et de la santé dans un environnement naturel (surtout la forêt), dont beaucoup de monde ont à cœur de changer de vie.

Je partage avec vous des constats et étapes que je pense transversaux, qui peuvent intéresser aussi des personnes qui veulent designer leur vie (et donc, leur identité), en fonction de leurs aspirations profondes. Je suis plutôt sur l’aspect organisationnel et logistique que développement personnel, mais les deux sont liés. Un changement de vie est lié au désir de coller au plus près à une identité qui nous ressemble. En termes scientifiques, on dira qu’on vise à réduire une dissonance cognitive entre ce que l’on fait actuellement, la vie qu’on a actuellement, et les valeurs et principes qu’on dit avoir et qu’on voudrait mettre en pratique.

1/ Phase recherche pour une réorientation professionnelle

  1.  Définition des envies/besoins au regard de ce qu’on ne veut surtout pas
  2. Définition d’un bon projet pro (est-ce qu’il y a un potentiel économique ? Est-t-on passionné ? Est-ce dans vos compétences ? Vos talents ?
  3. Ne pas partir sur un coup de tête (voir si le projet dure sur le long terme). Sachez écouter vos émotions mais ne pas les suivre de manière impulsive.
  4. Voir l’état du marché : choisir un métier dont au moins une partie peut se faire à distance (enseignement, coaching, etc.)
  5. Soyez bien sûr des démarches à effectuer avant de démissionner de votre poste.
  6. Je conseille de se former en parallèle, de monter sa structure en format associatif et ensuite de quitter son emploi.

2/ Phase formation : c’est le moment de se lancer en e-learning

  1. Rechercher une formation
    • Voir si on peut faire jouer son CPF (compte personnel de formation),
    • Ne pas hésiter à mettre le prix même en financement professionnel : par exemple, j’ai mis 2000€ dans la formation Blogueur Pro mais je ne regrette pas car sans ce guidage, j’aurai perdu beaucoup plus de temps. Combien vaut le fait d’être accompagné ? Beaucoup de temps et peut-être même un échec complet. Ne pas sombrer dans le mythe du je peux tout réussir tout seul
    • Voir les instituts et organismes existants, voir du côté des blogs et sites, voir des sites francophones autres que français, voir des instituts anglophones si vous maîtrisez (par exemple, beaucoup de formations en anglais dans le domaine de la pédagogie par la nature – attention à la problématique culturelle. C’est pour ça que je préfère monter une formation « à la française » plutôt que de la traduire ou de la suivre qu’en anglais.
  2. Il n’y a pas de formation dans le domaine qui vous intéresse ? Créez-là ! Ça peut être ça, votre idée de formation ! Suivez des modules parallèles et complémentaires qui vous intéressent, exercez, puis montez la formation avec l’aide d’ingénieurs de formation (la formation, c’est un métier).
  3. Suivre une formation en ligne, ça s’apprend. Il y a une méthodo impitoyable à suivre, surtout pour les formations qui demandent un travail sur le terrain (par ex, gestion d’un groupe en nature) : la discipline viendra de la passion, vous avancerez aussi vite que votre motivation ! Il faut se mettre des étapes, ne pas sauter des étapes qu’on ne comprend pas, se faire aider, faire des pauses quand on est sur l’ordinateur, partir se promener dans la nature si cela est possible, etc.

3/ Phase montage de projet professionnel

  1. Pour un projet en ligne, faites-vous accompagner par des formateurs en infoprenariat, ne vous lancez pas seul !
  2. Pour un projet en présentiel, rapprochez-vous des structures locales (il y a par exemple, pour les personnes en milieu rural, les services de conseil économique des communautés de communes et des « pays » qui sont peu connus), les CCI, les incubateurs, etc. Le réseau EGEE aussi, qui donne des conseils. Il est très difficile de conseiller de manière globale, car une grande partie de ce que vous pourrez faire sera lié à votre capacité à créer des liens (le réseau !) avec les personnes locales : devenez amis avec tout le monde ! (C’est pareil pour votre étude de marché et pour la com’)
  3. Une chose très importante est de vous TESTER dans vos domaines professionnels (à travers des stages, du bénévolat dans des associations, etc.). Souvent, je remarque que les gens sont très enthousiastes quand ils suivent une formation mais ils se rendent compte, après, qu’ils n’ont pas envie d’exercer ce métier. Ça n’enlève en rien l’intérêt d’avoir suivi une formation (un gain de connaissance et de compétences) mais ça ne débouche pas sur une création de métier. Je recommande aux futurs éducateurs en nature ou sylvo-thérapeutes de faire au moins 5 stages avant de se lancer. On voit vite si ça continue de nous plaire ou pas. Et on capitalise de l’expérience qui permet de voir ce qu’on veut ou non reproduire.
  4. Si vous avez la phobie de l’administratif, faites-vous accompagner, aider par quelqu’un qui n’en a pas peur : sinon, ça risque de vous décourager avant même d’avoir essayé.
  5. N’hésitez pas à choisir un format associatif loi 1901 avant de passer en entreprise : vous êtes mieux perçu, vous pouvez tester vos activités à moindres frais (moins imposé), vous pouvez vous faire aider d’un service civique facilement et obtenir des subventions (si vous n’êtes pas pressés)

Pour les personnes souhaitant spécifiquement se lancer dans une activité en lien avec l’éducation et la santé en nature

  1. Je vous y encourage car c’est une nécessité sociale que de recréer les liens avec le vivant qui nous entoure (on voit bien ce que le manque de nature provoque comme mal-être)
  2. C’est une thématique qui a le vent en poupe, en particulier ce qui touche à la forêt ! Il ne faut pas tarder à se lancer dans cette direction car le « marché » est peu encombré mais risque de le devenir vite
  3. Il existe peu de formation en français (à part au Québec et une ou deux en France, dont celle que j’ouvre l’année prochaine. J’ai fait le choix de « coller » au modèle académique pour proposer des modules très sérieux et dans le but de faire reconnaître ma formation par le CPF, ce qui en assurera une certaine gratuité aux personnes)
  4. Attention : testez-vous en nature ! Ce n’est pas parce que vous avez l’habitude d’enseigner ou d’accompagner des groupes (par ex, les formateurs ou les psychologues) en intérieur (et que vous êtes persuadés de l’intérêt de la nature pour les personnes que vous accompagnez) que vous aimerez le faire en extérieur :
    • Le climat peut être difficile à supporter (trop froid, trop chaud, trop humide, etc.)
    • Votre voix doit porter car avec le vent on ne vous entend pas très bien, surtout si vous marchez
    • Vous ne pourrez pas faire toutes les activités que vous faites en intérieur, en particulier peu de support numérique, les manuels et livres peuvent se mouiller
      Bref, pas mal de contraintes logistiques
    • Ne vous faites pas d’ « illusions de facilité » comme je dis
  5. L’éducation en nature n’est pas forcément de l’éducation à l’environnement ! Il peut s’agir d’enseigner les maths ou de soigner le stress dans et par la nature sans que ce soit un cours de naturalisme
  6. Diversifiez votre palette : les gens qui « consomment » la nature sont souvent également intéressés par les animaux. Formez-vous aux bases de l’accueil en ferme pédagogique, par exemple, c’est un gros plus pour être employé ou monter votre structure (j’ai passé l’ACACED pour monter un refuge, par ex, qui me sert d’outil pour l’accueil des enfants).
  7. Et surtout, ne vous fermez aucune porte !

Je suis à la disposition des personnes souhaitant plus d’informations sur les étapes d’une reconversion en métier nature.

Merci Laura !
A présent, dis-nous en commentaire si tu as des questions où si tu as déjà tenté une reconversion ? Est-ce que ça a marché pour toi ? Pourquoi ?

Pour aller plus loin…

L’association Sologna Nature et Culture

Réseau EGEE

En savoir plus sur les couveuses d’entreprise

On parle de reconversion via un congé sabbatique ou pour création d’entreprise avec Alexandre Willocquet

La conférence TedX sur l’impact de la couleur :

Devenir soi même : Sophie interviewe des femmes inspirantes

“Deviens qui tu es.”

Cette citation de Nietzsche nous interpelle pour une raison très simple : il y’a une contradiction dans le fait de devenir quelque chose qu’a priori nous sommes déjà par défaut. Parce qu’après tout, pouvons-nous être quelque chose d’autre que nous-mêmes ? Par définition, est-ce que ce n’est pas impossible d’être autre chose que ce soi ?

Devenir soi-même, qu’est ce que ça veut dire ?

Je crois que nous sommes toujours nous-mêmes, mais un nous-mêmes qui a été influencé, biaisé, par son histoire et son parcours. Je crois que nous pouvons choisir nos influences, choisir que notre histoire n’ait pas le même impact sur la façon dont nous exprimons c’est qu’il y’a en nous.

Mais pour que cela nous semble envisageable, pour que cela puisse faire partie du champ des possibles dans notre esprit, nous avons besoin de modèle. Nous avons besoin de découvrir des parcours de personnes qui ont réussi ce que nous pensions infaisable.

Le défi de Sophie : rencontrer des femmes inspirantes

C’est pourquoi j’étais particulièrement touché par la démarche de Sophie. Sur son blog Je Tu Elles , Sophie s’est donnée pour défi d’interviewés des femmes qui ont osé se lancer, des femmes qui sont devenues elle-même.

Des femmes inspirantes dont les parcours, malgré leur jeune âge, peuvent être de réel modèle pour toutes personnes souhaitant s’accomplir et atteindre des objectifs, qui peuvent parfois sembler trop ambitieux.

Au programme de cette entrevue avec Sophie Willocquet

00:15 Peux-tu te présenter pour les Passionpreneurs qui ne te connaissent pas ?

4:18 Pourquoi as-tu décidé d’interviewer ces femmes et comment l’idée est-elle venue ?

7:43 Qui as-tu interviewé et comment les as-tu approchés ?

13:30 Quels sont les enseignements que ces interviews t’ont apportés ?

On parle aussi :
– de devenir soi-même, de ne plus rentrer dans le moule
– de savoir écouter les conseils, mais surtout s’écouter soi-même
– de confiance en soi
– de la done-list et de ces bienfaits
– de la gestion des imprévus
– de l’importance de se célébrer ses victoires et de récompenser ses efforts
– du cancer du sein et de la Procréation médicalement assistée, de l’impact sur la confiance en soi et l’importance de la résilience, mais aussi de comment cela l’a amené à reconsidérer sa vie positivement.

Comment devenir soi même : à ton tour de témoigner !

Je suis sûr que parmi mes lecteurs (peut-être même toi qui me lis en ce moment) il y’a des personnes qui ont des parcours hyper inspirants. Des personnes qui ont traversé des choses dans leur vie qui les ont amenés à devenir davantage eux-mêmes.

Peu importe la nature de ton histoire, elle peut être une source d’inspiration pour les autres.

Je t’invite donc à nous la partager en commentaire, car si elle peut inspirer même une seule personne, ça vaut le coup ! Et n’hésite pas à découvrir les interviews de Sophie pour t’inspirer à ton tour.

Si tu aimais être interviewée par Sophie, tu peux rentrer en contact avec elle via sa page Facebook.

Alors, prêt à devenir qui tu es ?

Créativement,

Aurore

Tirer profit d’un congé pour création d’entreprise : le témoignage d’Alexandre

Comment optimiser au maximum un congé sabbatique et/ou d’un congé pour création d’entreprise ?

Alexandre a fait l’expérience de ces deux types de congés. Comment a-t-il abordé et tiré profit ce temps libre ? Comment a-t-il utilisé cette période pour lancer son projet d’entreprise ?

Dans cette entrevue, l’auteur du blog 11 mois pour changer de vie nous partage donc son parcours de A à Z. Pourquoi as-il décidé de prendre un congé sabbatique et ensuite d’opter pour le congé pour création d’entreprise ?

Mais aussi comment et pourquoi mettre en place de nouvelles habitudes, un planning, et savoir écouter son envie.

Alexandre nous livre ici ces conseils pour toi, qui aimerait entreprendre.

Avant le congé pour création d’entreprise, le congé sabbatique

Tout à commencer lorsqu’Alexandre a ressenti de besoin de profiter davantage de la vie et de ralentir. C’était l’occasion également pour lui de réfléchir à la suite de sa carrière. C’est pourquoi il a décidé de prendre un congé sabbatique, sans pour autant savoir qu’il allait finir par décider de changer de vie.

Cette démarche l’a amené petit à petit à poursuivre avec un congé pour création d’entreprise.

Comment Alexandre a-t-il tiré profit de ces congés ?

Au programme de cette entrevue :

00:11 Peux-tu te présenter pour ceux qui ne te connaissent pas

00:48 Comment as-tu décidé d’essayer de changer de vie  ?

3:46 Quelles sont les stratégies que tu as mises en place dans ce but ?

7:34 Quelles sont celles qui ont échoué ? Et celles qui sont prometteuses ?

20:37 Comment as-tu géré les réactions de ton entourage personnel et professionnel ?

26:46 Quels ont été les freins et les blocages en travers de ta route ?

37:35 Peux-tu nous en dire plus sur le congé création d’entreprise ?

44:50 Quels conseils donnerais-tu à une personne qui souhaite changer de vie pour entreprendre ?

Dans cette entrevue, nous parlons aussi :
– de se prouver à soi-même que l’on peut changer en faisant des petits changements,
– de l’importance d’interagir avec d’autres entrepreneurs,
du congé sabbatique et du congé pour création d’entreprise,
– chrononutrition et morphonutrition,
– de la méditation,
– de l’importance du sommeil,
– de créer une séparation travail et vie perso.

Retrouve Alexandre :
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As-tu envisagé de prendre ce type de congés ? En as-tu fait toi-même l’expérience ?

Partage-nous ça en commentaire 🙂

Créativement,

Aurore

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